Le  dogme  bushien  du  11 Septembre et ses hérétiques.

 

 

            Le rapport officiel de 2004 sur les attentats du 11 Septembre 2001 (que Bush a été obligé de faire faire contre sa volonté initiale suite à la pression des familles de victimes) est un tissu d’absurdités (notamment par rapport aux données scientifiques), d’assertions non prouvées et de contradictions. Il passe sous silence de nombreux faits et témoignages. Il n’explique pas de façon sérieuse l’effondrement parfaitement vertical des deux tours frappées en hauteur mais écroulées jusqu’au sol, ni celui, pratiquement  à la vitesse de la chute libre, du bâtiment numéro 7 non touché par les avions, ni comment l’avion qui aurait percuté le Pentagone a pu se volatiliser sans laisser de traces, ni pourquoi des restes du quatrième avion ont été trouvés à dix kilomètres du point de chute. Ces contradictions et bien d’autres sont documentées dans de nombreuses publications émanant des Etats-Unis. Je renvois à l’excellent  site internet francophone : http://www.reopen911.info/, aux nombreux liens qu’il mentionne ( http://wiki.reopen911.info/index.php/Accueil) et aux trois livres de D.R. Griffin publiés en français aux Editions Demi-Lune (voir ci-dessous ma présentation du dernier d’entre eux). Aux Etats-Unis (de moins en moins, voir ci-dessous le paragraphe « liens ») mais aussi en France, tous ceux qui osent douter de la version officielle de 2004 sont tournés en ridicule. Pour autant, cet aveuglement volontaire des politiques et des médias n’est pas partagé par le « peuple » : un sondage d’opinion de 2006 indique que  42 % de la population des Etats-Unis pense que le rapport officiel est mensonger (http://www.voltairenet.org/11-septembre-42-des-Etats-uniens )  

 

            Pourquoi ce refus des médias de réfléchir sur les faits et de poser quelques questions « naïves » ? Notamment, comment les forces de sécurité aériennes ont-elles pu laisser passer au moins trois avions, alors qu’elles interceptent en moyenne plusieurs avions par semaine ? Pourquoi les quelques 80 vidéos des diverses caméras de surveillance qui ont filmé l’attaque sur le Pentagone ont-elles été immédiatement confisquées par le FBI ? (Seuls des extraits de deux ou trois d’entre elles qui ne montrent rien clairement ont été diffusés).  Pourquoi les débris des trois tours ont-ils  été évacués le plus rapidement possible sous la surveillance étroite du FBI, ce qui a interdit toute enquête sérieuse sur les causes de l’écroulement des tours ? (Les détails, avec les sources, sont dans les livres de D. Griffin, notamment dans le troisième :  note 30 du premier chapitre,  pages 353, 365, 374 du chapitre 4). 

 

            Lever seulement un coin du voile suffirait à faire s’écrouler tout le Dogme, c'est-à-dire l’affirmation que le rapport de 2004 donne une explication véridique des faits. Cette crainte bloque toute réflexion. Ainsi Obama s’est montré solidaire de Bush, ou prisonnier des services secrets, par peur d’ouvrir une boîte de Pandore qui révélerait des complicités à l’intérieur des Etats-Unis et pourrait déclencher un tsunami d’antiaméricanisme et une crise intérieure gravissime. (Les attentats du 11 Septembre ont « motivé » les guerres en Afghanistan et en Irak.)

 

            Le plus étonnant est le refus des médias français de mettre en question le Dogme, et même seulement de répondre posément à tous ceux qui expriment des doutes.  Le consensus est donc complet pour ridiculiser les sceptiques. Le Monde Diplomatique qui se fait fort d’apporter sur la politique un éclairage différent de la « pensée unique » se joint au troupeau des bien-pensants (on pourrait dire à la meute étant donnée leur agressivité à l’égard des « sceptiques » et des  « hérétiques »). J’ai écrit à ce sujet à S. Halimi son directeur, d’autres l’on fait et nous n’avons tous reçu que des réponses dilatoires (voir  le forum du site http://www.reopen911.info et notamment : http://forum.reopen911.info/viewtopic.php?id=12672 ). D’autres journaux comme Le Nouvel Observateur ne m’ont pas répondu. Le « Nous sommes tous américains » d’un éditorial du Monde de Septembre 2001 s’étendrait-il à la crainte que l’Europe soit aussi victime du tsunami politique qui résulterait de la révélation que le Dogme est mensonger ?

 

Le mystère de la croyance religieuse.

 

            Je vois une analogie profonde entre cet auto-aveuglement et  le phénomène, incompréhensible pour un athée, de la croyance religieuse.  Car enfin, les dogmes religieux sont absurdes (une vierge qui accouche, la résurrection des corps, une ascension miraculeuse) et les textes réputés sacrés sont contradictoires. Pourquoi faudrait-il observer des préceptes datant de plusieurs milliers d’années ? Ces dogmes et ces coutumes sont néanmoins acceptés par des gens qui ne sont pas tous illettrés.  Je pense en fait que les croyants de toutes religions ne se préoccupent pas vraiment des dogmes et de leur véracité.

 

            On peut donner de cela  une explication psychologique: le « raisonnement par crainte et prise de désirs pour la réalité » (wishful thinking ; Griffin explique ainsi le refus de douter du Dogme) très courant. Il consiste à dire « je pense qu’il ne pleuvra pas » parce qu’on souhaite qu’il ne pleuve pas, indépendamment de ce qu’indiquent les prévisions météorologiques. En matière religieuse, le « raisonnement » est le suivant : « Ce serait trop horrible si les souffrances présentes n’étaient pas justifiées par quelque "sens de la vie" et ne devaient pas être compensées ultérieurement.» Mais une religion n’apporte de réconfort qu’à ses croyants, et l’espoir (chimérique) de réconfort (c’est en gros l’argument du « pari » de B. Pascal)  ne convaincra jamais un athée réfléchi. Mieux vaut pour un croyant ne pas trop réfléchir et répéter béatement que son dieu est « grand, bon et juste » même si tout semble indiquer le contraire.

 

            Je proposerai également une explication sociologique : les croyants apprécient de sentir rattachés à des communautés, où ils pensent trouver leur « identité »  (même si l’identité est singulière comme l’a très bien expliqué A. Maalouf, d’où il ressort que ce n’est  pas une communauté qui la fournira). Selon cette interprétation, les croyants croient (ou font semblant de croire)  pour ne pas s’exclure du groupe. Dans certains cas la pression du groupe (familial ou plus large) est explicite et parfois brutale : observation du ramadan, port du voile islamique, respect du shabbat, et, par le passé en Europe, du carême. 

 

            Dans les médias les discussions relatives aux religions ne portent jamais sur les contenus (les dogmes et les pratiques), mais sur les aspects sociaux : rites, interdits, libertés de pratiques, conflits entre religions.  Des points de vue juridique, médiatique et politique, les religions bénéficient d’un respect injustifié (voir à ce sujet le chapitre 1 du livre de R. Dawkins, « Pour en finir avec dieu »). Ce respect frileux, politiquement correct  et indifférent aux contenus est à mettre en parallèle avec le confort que trouve le croyant dans sa croyance non réfléchie.

 

Le Dogme du 11 Septembre

 

            Le  « Dogme du 11 Septembre » fonctionne comme une religion : le rapport officiel de 2004 est son texte « sacré » (l’incohérence n’a jamais été un obstacle au « sacré »). Les documents d’origine sont interdits d’accès sous prétexte de secret-défense, tout comme la lecture de la Bible a été longtemps interdite aux fidèles.  Les médias font office de gardiens de la « foi » et à défaut de pouvoir les brûler, ils cherchent à ridiculiser les « sceptiques » qui osent douter du Dogme et les « athées » qui osent le nier,  tout en refusant d’examiner leurs arguments. Les discussions ne portent jamais sur les faits, mais elles visent toujours à discréditer ceux qui formulent des doutes en les qualifiant d’antisémites ou, plus perversement, en les accusant de « faire le jeu » des antisémites.

            La sinistre vérité du 11 Septembre est potentiellement aussi dangereuse pour les Etats-Unis, voire pour tout le monde occidental et son système prétendument démocratique qu’il cherche à imposer partout, que serait pour les chrétiens la preuve (disons par l’archéologie) que Jésus-Christ n’a pas existé. Les médias complices des politiques visent à nous décourager de mettre en doute le Dogme : les citoyens doivent continuer de penser que leurs gouvernements les informent honnêtement et veillent à l’intérêt général. (Les « crises financières », entre autres, mettent de plus en plus en évidence le caractère mythique de cette croyance).

 

            Je pense que le refus d’examiner les faits relatifs aux attentats du 11 Septembre et le mépris souverain des médias pour ceux (de plus en plus nombreux) qui se risquent à poser des questions gênantes relèvent d’une attitude religieuse.

 

Liens :

 

La littérature sur le 11 Septembre, notamment sur Internet, est colossale. Après avoir rédigé le texte ci-dessus, j’ai lu deux articles très intéressants.

 

http://www.reopen911.info/11-septembre/le-11-septembre-les-medias-et-le-mythe-de-l-information/

 

Cet article de 2009 replace la fabrication par les médias des mythes du 11 Septembre (ce que j’appelle le Dogme)  dans le cadre général des mythes fondateurs des Etats-Unis : le Bien et le Mal, l’héroïsme, les guerres qui se prétendent purement défensives, l’Amérique (anglo-saxonne) comme nouvelle Terre Promise.  Il note également le caractère religieux des réactions face à la contestation du Dogme.

 

Sur les médias :

http://www.reopen911.info/News/2010/12/05/la-reponse-des-medias-a-linfluence-grandissante-du-mouvement-pour-la-verite-sur-le-119/

 

cet article de 2010  montre comment les thèses des mouvements pour la vérité sur le 11 Septembre sont (progressivement) de plus en plus mentionnées, et même considérées comme dignes de discussion dans des médias pour le grand public. Les exemples analysés les plus significatifs concernent les Pays-Bas, le Canada, la Norvège, la Californie, l’Allemagne, l’Angleterre, la Nouvelle Zélande et l’engagement de l’ancien sénateur du Minnesota J. Ventura (qui s’est opposé aux  prières et à l’enseignement du créationnisme dans les écoles publiques).

 

Rien pour la France. (Connaissant l’admiration de  Sarkozy pour Bush, on pourrait en déduire que les médias français sont tous contrôlés par l’Elysée !) Cela n’a guère changé depuis 2009 comme le montre :

http://wiki.reopen911.info/index.php/Les_médias_et_le_11_septembre

 

 

Note sur les livres de D. R. Griffin :

 

Le nouveau Pearl Harbour, 11 Septembre : questions gênantes à l’administration Bush, Ed. Demi-Lune, Paris, 2006.

 

Omissions et manipulations de la commission d’enquête sur le 11 Septembre, Ed. Demi-Lune, Paris, 2006.

 

11 Septembre, la faillite des médias, une conspiration du silence, Ed. Demi-Lune, Paris, 2007.

 

            Le troisième livre analyse et réfute quatre textes qui prétendent réfuter « l’hérésie ». L’un d’eux est un livre publié par Popular Mechanics, une revue de vulgarisation scientifique réputée  sérieuse. Malgré ses prétentions, ce livre n’a rien de scientifique : il n’est qu’une répétition péremptoire du Dogme. D. Griffin le démontre au moyen d’une argumentation serrée qui s’appuie sur des faits scientifiques et de nombreux  témoignages toujours cités avec leurs références. Son argumentation expose également les procédés rhétoriques utilisés : par exemple, réfuter sur trois pages un point secondaire et passer très vite sur les points cruciaux en s’appuyant sur le Dogme ou d’autres sources liées à l’administration des Etats-Unis.

 

            D. Griffin est professeur de « philosophie des religions et de théologie » mais dans ce livre, il raisonne en scientifique. En réponse à une critique le visant comme  théologien, il écrit (page 425, note 32) pour présenter sa vision de la théologie: « J’ai combattu le genre d’enseignement théologique qui s’appuie sur la "méthode de l’autorité" et soutenu [celle qui se base sur] une expérience commune, au moins potentiellement,  à tout le monde. » N’ayant pas lu ses ouvrages de théologie, je ne peux confirmer ce point.  Mais je serais curieux de savoir s’il a examiné les textes bibliques avec le même esprit critique que le rapport de 2004 et toute la littérature relative au 11 Septembre, et ce qu’il en a conclu !

 

Bruno  Courcelle

bruno@courcelle-bruno.nom.fr

 

 

PS :     Tous commentaires sont bienvenus.

Je suis adhérent de l’Union des Athées et de l’Association (française) ReOpen911 (Association Francophone d’Informations sur le 11 Septembre ; http://www.reopen911.info) mais ce texte n’engage aucune de ces deux associations.