Campagne de débaptisation

 Pour que l'année 2000 soit celle du refus du religieux,et des dogmatismes,
pour que le XXIième siècle soit celui de la pensée libre !

1996: En réponse à l'offensive cléricale que représentent la célébration du baptême de Clovis et la visite du pape en France organisées du 19 au 22 septembre 1996, conjointement par l'église catholique et la présidence de la République Française,
en réponse à la déclaration de Jean-Paul II: "France, qu'as-tu fait de ton baptême?" et pour montrer que "l'identité chrétienne de la France" et "la France, fille aînée de l'église" sont des formules vides de sens, beaucoup de catholiques-magré-eux se sont fait débaptiser.
(Pour le bilan de cette campagne.) Il n'est jamais trop tard pour se faire débaptiser! (Voir le livre de G. Lecha, Jean-Paul II, Tours-Reims 1996, le collectif contre la venue du pape à Tours: une démarche citoyenne, 1998, éditions Acratie, L'Essart, 86 310 La Bussière, qui présente une analyse des courriers reçus relatifs à la débaptisation. Je recommande ce livre qui coûtait  120F. Est-il toujours disponible?)

 2000: En réponse à la propagande cléricale, faites vous débaptiser!

 (Et protestez contre la pratique moyen-âgeuse de la circoncision auprès des associations de défense des droits des enfants et de lutte contre les mutilations de tous ordres.)

 Encore sur le site du CROA que je vous encourage à découvrir.

 Voir en fin de document quelques témoignages de succès de la démarche.
 
 

Comment faire?


Le plus difficile est probablement de retrouver les date et paroisse de baptême. Elles figurent sur le certificat de baptême (que vous avez sûrement perdu), sur le livret de mariage de vos parents, sur votre propre livret de mariage (si vous vous êtes marié à l'église).

 La demande doit être adressée au curé actuel de la paroisse de baptême et à l'évêque du diocèse correspondant. Si la réponse tarde, un rappel en recommandé peut être nécessaire.

 L'église se contente d'apposer, quand elle le veut bien, sur le registre de baptême une mention marginale du genre "apostasie déclarée le ...." mais, contrairement à ce que demanderait la loi "Informatique et Libertés" de 1978, elle ne supprime pas la personne du fichier des baptisés. (Point à vérifier auprès d'un juriste. Voir les courriers ci-dessous.) Une directive européenne est à l'étude (? depuis longtemps!) qui pourrait forcer cette suppression.
Certains évêques (de Mende, de Carcassonne) ont cherché à refuser la mention marginale. Il y ont été obligés par des recours en justice de la part de l'association Vivre au Présent (merci à elle). (Réseau Voltaire, note 145 du 24.11.1997).

 En cas de difficultés, on peut contacter la CNILpar lettre sur papier (21 rue Saint-Guillaume, 75 340 Paris Cedex 07; http://www.cnil.fr).

Ces indications sont valables pour la France. Autres pays :

Belgique : Fédération des Amis de la Morale Laïque, http://www.faml.be

Québec : Débaptisation ou Apostasie : http://members.tripod.com/mikebell98/index.htm

Suisse : http://www.nlongi.be/pdf/Apostasie-fr-suisse.pdf (Formulaire valable pour les protestants).

Merci de m'indiquer des liens vers des formulaires semblables, francophones ou non.

 Une remarque pour finir: malgré les résistances des évêques, il est plus facile de se faire débaptiser que se faire décirconcire (ce qui est néanmoins possible; consulter un chirurgien)!
   

B. Courcelle
 
 

Pour m'écrire et retourner au
Sommaire

Lettre de demande de débaptisation

Monsieur le curé (Monsieur l'évêque),

 ayant été baptisé en l'église........................le ....................
sous le nom de ......................................, je vous serais reconnaissant de bien vouloir porter sur le registre de baptême et en regard de mon nom la mention suivante:
a renié son baptême par lettre datée du .....................

 En effet, mes convictions philosophiques ne correspondent plus à celles des personnes qui ont estimé devoir me faire baptiser. Ainsi, vos scrupules de vérité, et les miens seront apaisés, et vos registres purs de toute ambiguïté.

 Dans l'attente d'une confirmation écrite, je vous prie d'agréer l'expression de mes sentiments distingués.

 Fait à .............le.....................signature:...........................
 

Au Luxembourg:

 On a la possibilité, de se faire radier des registres de baptêmes,
[Est ce une vraie radiation ou bien seulement une mention marginale, comme en France? Note de B.C.]
la procédure figurant sur le site internet sous http://www.libco.lu/statut.html. (Voir -->Radiation des Registre des baptêmes. Une telle radiation devant être effectuée par les autorités ecclésiastiques compte tenu des dispositions législatives afférentes.
[...]
En droit interne luxembourgeois, l'article 15, alinéa a, de la loi du 31 mars 1979 indique clairement qu'il est interdit aux administrations de collecter et d'enregistrer les données relatives aux opinions ou activités politiques, syndicales, philosophiques ou religieuses des personnes.

[...]
T. Pescatore
Président honoraire de l'association Liberté de conscience a.s.b.l.
B.P. 18 L-5801 Hesperange
Voir l'annuaire Europe et Laïcité.

Quelques témoignages de lecteurs de cette page.

Année 2005

Bonjour,
    N'ayant pu avoir le choix pour mon bâpteme, j'ai cherché comment faire,
    pour me faire débaptiser.
    Après avoir trouver votre site ainsi que votre formulaire, j'ai envoyé un mail à l'évêque pour avoir la date de baptême
    (en faisant croire que j'allais être parrain, ils demandent pourquoi, alors j'ai mentis...), la réponse est arrivée dans la journée...
    Alors j'ai posté mes deux lettres et la réponse est arrivée une  semaine après...
    Merci à vous pour vos infos, Merci pour la liberté.

    Sébastien de Niort


Bonjour,

            Il m'aura fallu trois courriers en recommandé à "mon" curé et à
            "mon" évêque et une lettre à la CNIL (sans réponse).

            La première lettre à été envoyée le 21 avril 2005. J'ai reçu une
            semaine après un mail du curé (branché l'curé) et un mois après une
            lettre officielle de l'évêché qui me disait que même si il
            regrettait mon choix il procédait au changement. Sauf qu'il ne m'a
            pas joint de copie de l'acte modifié.
            C'était l'objet de mon second courrier, le 13 mai 2005, je
            réclamais, comme la loi me l'autorise. Cette lettre restera sans
            réponse.
            Comme je sais que la CNIL est très longue à réagir, j'ai leur ai
            envoyé un courrier le 1er juillet. Sans réponse à ce jour.
            
            Ne voyant rien venir, je décide de m'énerver un peu en envoyant un
            nouveau courrier au curé et à l'évêque, le 17 septembre.
            Concluant par ses mots :
            
            "(.)
            Vous ne semblez pas désireux de respecter la loi, et encore moins de
            respecter ma position, même si vous affirmez que votre religion doit
            être respectueuse de tous. Les athées seraient-ils des gens à part,
            qui ne rentreraient pas dans vos critères de bienveillance ?
            
            Je vous demande, encore une fois, de me fournir la preuve, par une
            copie de l'acte modifié, que ma demande a bien été prise en compte.
            Je vous informe par ailleurs, que mon dossier a été transmis à la
            CNIL, qui m'aidera, en temps voulu, a engager les poursuites
            nécessaires.
            
            En espérant ne pas avoir a en arriver à ces extrémités. "
            
            Bizarrement l'effet  de cette lettre à été radical, j'ai reçu, à
            peine une semaine après, deux courriers (un en recommandé et un autre
            simple) contenant tous deux mon acte modifié.
            Au mot "renier", ils ont préféré "renoncer à son baptême". Mais la
            nuance n'est pas très importante selon moi.
            
            Je suis donc « officiellement » débaptisé.
            
            Maintenant, j'en apprends beaucoup sur certaines personnes avec cette
            débaptisation.
            La plupart des réactions sont "ça ne sert à rien, pourquoi tu perds
            ton temps"...
            J'ai quelques remarques du genre "Bon..., c'est
            pas grave... tu n'es quand même pas un mauvais gars", des potes qui
            me disent que "c'est donner une importance à l'Eglise, qu'elle n'a pas
            et qu'elle ne devrait pas avoir"... et d'autres qui sombrent dans
            l'arrogance voir l'insulte. Je me suis même fait traiter d'intégriste !
!
            
            Ma mère, élevée dans un orphelinat par des bonnes soeurs en cornettes
            pourra certainement mieux leur dire qui sont les intégristes et leur
            raconter comment elle était maltraitée  moralement et physiquement
            (parfois à coups de chaîne de vélo, véridique !). Leur raconter
            comment elle a eu du mal à se sortir de leur bourrage de crâne.
            Mais elle a réussi alors qu'elle a passé le premier
            quart de sa vie là bas...
            
            Son soutien me renforce d'autant plus et me fait dire que ma
            démarche est la bonne
            
            Voilà, merci à vous pour les renseignements que j'ai pu trouver sur
            votre site.

            Cordialement

            G. F.

Année  2004

Une jeune fille de 16 ans m'indique qu'elle a fait la demande de débaptisation auprès de l'évêque qui lui a répondu qu'il  ne pouvait pas accepter car elle est mineure !

C'est un peu fort tout de même !
La communion solemnelle se fait bien avant la majorité ! La démarche inverse devrait pouvoir être faite à la même date.
En plus de cet argument fondé sur la logique élémentaire, on pourrait faire état contre ce refus de la Déclaration des Droits des Enfants qui, sans précision quant à l'âge, leur reconnait la liberté de conscience et d'expression.
(Ce qui devrait leur permettre de refuser les cours de catéchisme quelque soit l'opinion de leurs parents).


Année  2003
 

Merci de l'aide que m'a apportée votre site pour quitter la secte catholique.
Je n'ai d'ailleurs rencontré aucune difficulté:
Envoi de lettres types (recommandées AR avec enveloppe retour) à la paroisse et à l'archevêché de Bordeaux,
réponse positive sous huitaine avec copie de l'acte rectifié et lettre type comme l'accompagnement.
Il semble que La Secte Qui a Réussi a fini par comprendre qu'elle n'est plus au dessus des lois.

Septembre
_____________

             Bonjour,
            Enfin! Grâce à vous je respire de ne plus faire partie de cette
            église de mensonges et manipulation, comme toutes les églises sur cette terre !

            Ayant depuis peu passé la soixantaine, j'ai toujours renié les
            religions mais fus contraint, comme la majorité des personnes à
            exécuter les ordres des parents ; passé la première communion, j'ai
            envoyé tout promené et crié aux adultes que plus jamais de ma vie je
            n'entrerais dans une église et s'ils me forçaient je fuirais de la
            maison... imaginez le scandale ; mais ma décision fut irrévocable et
            respectée. ( Avis aux jeunes...)

            Bref, n'ayant pas, bien entendu, mon certificat de baptême et
            habitant l'étranger, j'ai au préalable envoyé un e-mail à l'evéché
            de la ville de ma naissance, prétextant (faisant là un bon gros
            mensonge jouissif) la nécessité de m'envoyer, même par e-mail, un
            extrait de mon certificat de baptême pour pouvoir inscrire mon
            enfant dans une organisation catholique locale ! Ouaf !

            Chose qui fut faite instantannément. Ayant donc ce fameux document
            je fis ma demande de radiation suivant votre formulaire (par
            courrier recommandé)... un mois après je recevais la dite radiation
            officielle, et ce, je reconnais, sans difficulté aucune : ils ont dû
            apprécier mon « esprit tortueux mais efficace » et ont préféré
            s'exécuter sans rechigner...

            Dans la lettre de l'archevéché, il est écrit : « Nous prenons acte de
            votre volonté délibérée de ne plus faire parti du peuple des
            chrétiens (moi je dis, peuple des béotiens)....[--] nous inscrivons
            en marge de votre acte de baptême la mension suivante : A renié son
            baptême par lettre en date du....  Désormais, aucun extrait de cet acte
            ne pourra ne pourra être délivré  et nous conservons votre lettre comme pièce justificative. »

            Encore merci pour votre remarquable travail à aider le peuple à se
            libérer de ce carcan moral.

            Remarque : Ayant vécu au Québec il y a de cela quelques décennies ;
            confirmant le message de Pierre L. (mars 1999) je peux témoigner de
            la puissance qu'avait alors l'église ; j'y ai vu dans un village du
            nord, un dimanche matin, la ville vidée de ses habitants : tous à la
            messe ! Les récalcitrants étant assurés du boycott total du curé :
            pour un travail, un prêt bancaire, un certificat de naissance,
            puisque là, c'est l'église qui tient les registres d'état civil...

            Je compatis avec Pierre L. et les autres. Vous pouvez diffuser ce message
            sur internet. Amicalement et encore merci.
            Michel F.
            mars 2003.

Année 2002

Question

Bonjour.

Souhaitant procéder à ma débaptisation et de ce fait cherchant les moyens pour y parvenir je suis tombé sur votre site qui a répondu à certaines de mes questions.
Néanmoins l'une d'elles subsiste. En effet vous mentionnez le fait que selon la loi "Informatique et Libertés" de 1978 l'église doit, sur la demande de l'intéressé, supprimer son nom du registre.

Or les personnes intervenant sur votre site ont apparement accepté qu'il soit simplement aposé la mention "a renié son baptême...", même si j'avoue n'avoir pas consulté toutes les pages du site, et donc s'il s'avérait que ma demande y trouve en fait réponse veuillez m'en excuser d'avance.
Personnellement j'aimerai savoir si certaines personnes ont pu obtenir une suppression de leur nom, et leur démarche si vous en êtes au courant, ou le cas échéant connaître votre avis sur les possibilités de réussite d'une démarche vers cet objectif sur un point de vue juridique.

Dans l'attente d'une réponse, veuillez accepter mes salutations sincères,
Julien (décembre 2002)

Ma réponse:

De fait il n'est pas pratiquement possible de supprimer le nom du registre, puisque le plus souvent, ces registres sont manuscrits sur un "grand livre".

On peut aussi considérer que l'on ne réécrit pas l'histoire: un baptême a bien été fait, même si on le récuse ensuite.

Prenons le cas d'un fichier commercial: on demande à être supprimé de la partie active du fichier pour ne plus rien recevoir. On ne peut pas exiger d'être supprimé de l'historique de ce fichier, de ses états antérieurs conservés en archives.

Enfin, d'un point de vue militant anti-religieux, il est plus percutant  de montrer que l'on a apostasié, et donc d'avoir activement participé à un mouvement de déchristianisation. L'église ne publie pas bien sûr les statistiques de débaptisation, mais les statistiques de fréquentation du catéchisme baissent régulièrement. (Voir par exemple La Raison, de décembre 2002).

Donc c'est mieux tous comptes faits d'être marqué rénégat, que simplement inexistant.

Donc la référence à la loi Informatique et Liberté est plus faite pour montrer au curé qu'on est prêt à porter plainte (cela a été fait à Mende et à Carcassonne en 1996) en cas de refus.

A Lourdes aussi!

Juste pour vous informer qu'une débaptisation (la mienne) a réussi dans le diocèse de Lourdes

Trois lettres ont été nécessaires. La dernière, outre un rappel de la loi de 1978, comportait aussi les documents  suivants:
- Les raisons de ma débaptisation:
* conversion au satanisme (sic)
* culte de la haine du Christ (sic)
* non-reconnaissance des "miracles" de Lourdes (re-sic)
* non-reconnaissance de l'existence de "Dieu".

- Un rappel des crimes contre l'humanité de l'Eglise
- Une image de Jésus-Christ, recherché pour "crimes contre l'humanité" (dessin  par moi)
- Une image du même JC avec la gorge tranchée et un pilum enfoncé dans la  poitrine
- Un dessin de la Sainte Vierge violée et égorgée par un SS
- Un dessin de Joseph en train de construire la croix de son fils

L'évêché m'a rappelé au teléphone pour "exprimer son indignation face au  courrier reçu". J'ai répondu par des insultes et raccroché aussitôt, en  spécifiant que si je n'avais pas l'attestation, je portais plainte.

Le document retourné comporte la mention "RENIEMENT DE LA FOI CHRETIENNE".

Jean-Pierre C.

C'est vraiment le moins qu'ils pouvaient faire! S'ils avaient pu, ils auraient envoyé l'Inquisition. Regrettons que dans beaucoup de pays, en particulier musulmans, on ne puisse pas agir de même.
 

Années 1999-2001

Bonjour!

 Un mot du Québec pour vous dire qu'en visitant votre site en janvier dernier (1999), j'ai vu qu'il était possible de quitter officiellement et à jamais l'église catholique. J'ai donc immédiatement écrit au diocèse en mettant un peu de fiel dans mes propos (ici la mise au pas du clergé date d'à peine quarante ans et encore, alors, cela fait beaucoup de comptes à régler et l'occasion était très belle, je ne me suis pas gêné), tout en exigeant que mon nom soit rayé des registres de ma paroisse natale.

 Début mars aucune réponse... J'ai envoyé une lettre enregistrée en les menaçant de porter plainte à la Commission des Droits de la Personne du Québec. Une semaine plus tard, je recevais la confirmation que l'annotation "a renié son baptême" serait apposée dans les registres telle que demandée. Je n'ai plus qu'à demander (et payer!) un nouvel extrait de naissance pour en avoir la confirmation et la preuve, que je ferai encadrer.

 Je croyais pas que c'était aussi facile. Je pensais qu'il fallait écrire à Rome pour obtenir l'annulation. Avec mon succès, j'ai plusieurs copains qui vont faire de même.

 Je suis donc très heureux d'avoir retrouvé ma tache originelle... Merci encore et au plaisir. Solidairement,
Pierre L. (mars 1999)

 Bonjour,

 J'ai découvert votre site avec grand intérêt. Je recherchais des informations sur la procédure de débaptisation et j'ai été très heureux de découvrir cette masse d'infos sur l'anticléricalisme. Merci et bravo pour ce travail remarquable.

 Pouvez-vous m'indiquer si en cas de refus des curés ou évêques de rayer un nom des registres de baptême, il est possible d'invoque la Loi Informatique et Libertés et le droit d'accès et de rectification prévu pour porter l'affaire en justice. Merci de me signaler si de semblables procédures ont déjà été engagées et quelles sont leurs chances d'aboutir.

 A bientôt.
Jean-Claude R., Limoges (avril 1999)
[Voir le site de Vivre au Présent, pointé ci-dessus pour des actions en justice ayant abouti.]

 Bonjour,

 Un an après ma première lettre, j'ai pu obtenir ma radiation du registre des baptisés, qui comporte désormais la mention: "a apostasié". Il m'en a coûté 3 recommandés et une menace d'action en justice pour faire bouger les choses.
Je vous remercie de votre aide.
Matthieu. (septembre 1999)

 Monsieur,

Après visite de votre site, j'ai demandé ma débaptisation.
Je suis heureux aujourd'hui de lire le document reçu du presbytère Saint-Clément de Cherbourg:

"M. l'abbé Jean F., curé de la paroisse de Saint-Clément à Cherbourg certifie avoir notifié, à la demande de l'intéressé, sur l'acte de baptême du ..... 1951 au nom de Alain ......
    "A renié son baptême par lettre datée du .... 1999."
    Certifié exact, à Cherbourg, le 20 septembre 1999"

Je dois reconnaître que je n'ai eu aucune difficulté. Merci de votre aide. Que cela encourage ceux qui hésitent.
Alain. (septembre 1999)

Bonjour!

 Je suis heureux de vous apprendre que je me suis fait débaptiser le ... juillet 1999. Après quelques tergiversations de la part du curé et même de l'évêque, j'ai reçu une attestation disant que j'avais "abdiqué" (sic) ma foi... Après l'envoi d'une mise en demeure, je suis dans l'attente d'une nouvelle attestation de mon apostasie... J'ai suggéré à ces messieurs de changer "abdiqué" pour "apostasié". Vraiment j'ai failli y perdre mon latin!

 La saga continue... J'aimerais entreprendre une campagne de débaptisation au Québec. J'y songe sérieusement. Merci de m'avoir donné l'occasion de réaliser un vieux rêve en consultant votre site.

 Marcel B., St-Adolphe-d'Howard, Québec (septembre 1999)

 Bonjour,

 Nouvel adhérent de l'Union [des Athées ?], et après avoir pris connaissance de la possibilité (enfin!) de se faire débaptiser, je vais dès demain effectuer cette démarche. Bravo pour votre travail, et merci!
Michel R. (28 novembre 1999)

 Du même:

 Monsieur, je viens de recevoir la réponse de l'Evêché de Nimes, concernant ma demande de débaptisation, je vous en livre le contenu.
"Monsieur, nous avon bien reçu votre demande de ne plus être compté parmi les menbres de la communauté catholique. Selon votre désir, nous avons procédé à la rectification demandée. Ainsi plus aucun extrait de baptême ne pourra être délivré."
Cette démarche a été faite en 3 jours seulement, sans aucune difficulté.Petite anecdote: j'habite à 100 m de l'Evêché.

Michel R. (12 décembre 1999)

 Le record de rapidité!

 Salut,

 Subissant depuis ma plus tendre enfance les supplices d'une scolarité catholique, c'est avec bonheur que je viens de découvrir la possibilité de la débaptisation.
Le fait est que cette démarche est parfaitement en accord avec mes convictions.
Super. Seulement voilà, je crains qu'elle ne soit réservée aux personnes majeures...
ne l'étant pas encore.... ça m'irriterait :).
Aurais-tu des infos à ce sujet ?
Amicalement. J. E.

 J'ai répondu ceci:
Dans la mesure où l'église, avec la communion solemnelle, reconnait à un(e) mineur(e) la possibilité d'un engagement, elle devrait, logiquement, lui reconnaître la possibilité d'un désengagement. Affaire à suivre.
 

Bonjour

 Je viens de découvrir votre site. Je dois être un précurseur, car j'ai demandé à être débaptisé en 1995, ce qui a été fait après une relance virulente.

 A.D. (Janvier 2000)

 Bonjour,

 Je vous écris ce petit mot juste pour vous demander une information.
J'ai entrepris des démarches pour renier mon baptême et ainsi faire acte d'apostasie. Seulement, on m'a dit que le fait de renier son baptême n'a d'autre valeur que symbolique et personnelle. Est-ce vrai? Je vous fais part de mes interrogations car je voudrais vraiment en finir une fois pour toute avec l'Église catholique.

 Merci beaucoup.
J.-F. P., Canada

J'ai répondu ceci:

 Non, pas seulement: cette démarche a aussi une valeur statistique.

 Quand l'église catholique voit:
des gens de plus en plus nombreux renier leur baptême (elle ne publie pas les chiffres, mais cela va finir par se savoir),
ses séminaires incapables de compenser les départs de prêtres,
ses messes désertées (un dimanche à 10h15, à Saint-Sébastien au pays Basque espagnol, j'ai compté 20 personnes dans une très grande église du centre-ville, alors que l'on dit les basques très croyants! -- à deux pas, les patisseries étaient pleines et les "joggeurs" nombreux sur la "Concha"),
tout cela ne peut que réjouir les gens qui détestent son idéologie et souhaitent voir diminuer le plus possible son influence.

 Le coup de la valeur purement "symbolique et personnelle" est fait pour dévaloriser votre démarche. Ne vous laissez pas influencer.

 Cordialement
B. Courcelle.

 Aidez moi,

 Ils vont baptiser mon petit-fils. N'y a-t-il rien de prévu dans la Convention des Droits de l'Enfant?

 José E., Juillet 2000.

 Ma réponse:

 La Convention des Droits de l'Enfant précise au contraire que la famille (père et mère non déchus de leurs responsabilités familiales) ont le droit d'élever leurs enfants selon leurs convictions religieuses. Les grands-parents n'ont pas leur mot à dire.

 Laissez donc faire, mais entretenez des relations de confiance avec votre petit-fils. Décrivez lui à l'occasion les méfaits des religions. Expliquez lui que le catéchisme ne repose sur rien, qu'il s'agit d'une fable tout comme le Père-Noël. Qu'il peut très bien refuser de faire sa communion solemnelle. Et demander plus tard sa débaptisation.

 Cordialement
B. Courcelle

 Merci!

 En partie grâce à vos conseils, j'ai obtenu ma débaptisation.
Connaissez-vous un moyen d'obtenir du Vatican son ex-communication?

 Sébastien S., Genève.

 Ma réponse:

 Votre question est surprenante, mais je tenterai d'y répondre le plus complétement possible.

 L'église catholique n'excommunie que ses membres. Un athée aurait pu voir ses écrits mis à l'Index, mais ne peut pas être excommunié.

 Cela dit, l'église ne reconnaît pas la débaptisation. Elle accepte de mettre sur ses registres une mention marginale du genre "a renié son baptême", mais on peut toujours revenir sur son reniement. (C'était écrit la lettre relative à ma propre débaptisation).
Donc il est peut-être possible finalement qu'un débaptisé puisse être de plus excommunié, c'est à dire se voie interdit du sacrement de "communion". A moins qu'il ne le soit d'office, sauf à revenir sur son apostasie.

 Le remariage des divorcés mariés à l'église, la participation à une IVG ou sa demande pour soi-même entraînent une excommunication d'office, donc banale et bien peu médiatique.

 On est loin d'un certificat d'excommunication (ou une sentence de bûcher) signé(e) du pape et cosigné(e) par Satan, que l'on pourrait afficher sur son site Internet!

Tout le monde n'est pas, tel "Mgr" Lefèvre, digne d'une excommunication publique et retentissante.

Cordialement
B. Courcelle

 Bonjour !

 Merci beaucoup pour votre site, qui m'a permis d'être enfin libérée de dogmes et autres croyances imposés depuis mon enfance et auxquels je n'ai jamais souscrit.

Au bout d'une semaine, j'avais une réponse de l'évêché, me demandant de bien vouloir patienter jusqu'au retour du chancelier alors en vacances. Et aujourd'hui, moins d'un mois après mon courrier, l'évêché m'envoit la copie du registre des baptêmes dûment modifié... et contacte le curé de ma paroisse de baptême pour qu'il en fasse de même.

 Ouf!! C'est terminé, je suis enfin en accord avec mes convictions, et je vous en remercie, car je ne savais pas du tout comment faire pour renier mon baptême et votre site m'a été d'une aide précieuse; d'ailleurs, je n'aurais jamais pensé que cela aurait été aussi facile (mais peut-être
l'évêché de Nanterre est-il particulièrement efficace ??).

 Merci encore.

 Christel G. (Paris)
28 juillet 2000

 Bonjour !

 L'idée de la radiation des listes de baptème était présente chez moi depuis un certain temps,
mais après la visite de votre site, j'ai eu tous les renseignements nécessaires.
Une lettre au curé de Bapaume (62) et à l'évèque d'Arras ont suffi.
Datée du 7 Mars 2001, j'ai eu une réponse
positive du curé le 12 et de l'évêché le 16 du même mois.
Le curé a apposé la mention "a
renoncé à faire partie de l'Eglise Catholique par lettre du 7 mars 2001".
L'évêché, pour sa part, a écrit (avec regret -sic-) :
"a renoncé à la foi chrétienne par lettre datée du 7 mars 2001".
J'avais fourni aussi une copie de l'information diffusée par le Reseau Voltaire donnant des
informations sur les injonctions par le tribunal de Mende et Carcassonne envers les évêques de
ces diocèses. Et j'avais fait celà parce que les différents coups de téléphone que j'avais
donnés auparavant m'avaient fait discuter avec des gens, aux évêchés, particulièrement
réticents.
J'encourage tous les gens à faire cette démarche s'il estiment ne plus faire partie de cette
organisation. Car j'ai appris avec stupeur que je faisais encore partie de leurs effectifs, alors
que je m'en étais désolidarisé mentalement depuis longtemps. C'est maintenant effectif, et je
pense qu'un registre de baptême où figurerait devant chaque membre qui l'a demandé la
mention "apostasié" ou "a renié" fera perdre aux membres de cette secte un peu de leur
superbe.
Par contre, une phrase dans le courrier de l'évêché me trouble encore : "Pas plus qu'un
acte de naissance, on ne peut annuler un acte de baptême". Il me semble qu'un acte de
naissance est un acte officiel alors que l'autre est un acte qui n'a aucune valeur officielle, et
relève plus d'une action d'inscription à un fichier privé. Savez vous ce qu'en dit la CNIL ?
ou avez vous déjà des exemples d'illustration ?
Cordialement,

 Jean-Michel P.
Toutencourt (Somme)
Mars 2001

 Je ne peux répondre très précisément pour la CNIL.
Bruno

 Cher Monsieur,
J'ai pris connaissance des informations à propos de la débaptisation
(catholique) . Cela répond à ma recherche mais, dans mon cas, la paroisse
d'origine n'est plus française : j'ai été baptisée  à Alger en 1960 ou 61.
Où dois-je m'adresser dans ce cas compte tenu de l'histoire singulière de la
France et de Algérie? existe-t-il un évêque actuellement à Alger?

 Avec mes remerciements
Anne B.

Bonjour,

tout d'abord merci de m'avoir facilité la tâche de débaptisation.
J'ai écris et faxé à la paroisse (Paris 18ème) et à l'archevêché,
le curé m'a répondu par email le même jour, et les archives de
catholicité dans les 3 jours. A noter que j'avais supprimé de ma
lettre la phrase "Ainsi, vos scrupules de vérité, et les miens seront
apaisés, et vos registres purs de toute ambiguïté."

J'avais indiqué la légalité du procédé et la demande de la CNIL
selon laquelle "l'Église devait fournir en retour une copie de l'acte
modifié."   En revanche, la réponse des archives de catholicité
ne fournit pas cette copie. Elle se contente de :

"En réponse à votre lettre ... nous vous informons que nous avons
pris note de votre volonté de ne plus appartenir à l'Eglise Catholique.
Comme vous le demandez, cette volonté a été inscrite en marge de
votre acte de baptême."

Dois-je les relancer pour la copie, et sur quelle base, ou leur faire confiance?
En ce qui me concerne, l'important est que l'acte soit enregistré.

Merci d'avance
Yves.

Je pense que l'on peut se réjouir de la rapidité de la réponse. Ce qui compte à mon
avis, ce n'est pas tant l'écriture elle-même que le fait que l'église reçoive un maximum
de demandes de ce genre.