Mon testament de libre-penseur (*)

Je soussigné  : COURCELLE Bruno, né le 27 mars 1949,

demande que les personnes ci-dessous mentionnées:
Dominique COURCELLE-BLANCHET mon épouse,
Adresse: ..............................................................................;
Téléphone:.............................................................................
............................................................................................
.............................................................................................
soient averties  et informées  de mon état de santé en cas d'accident  ou de maladie grave.
Je leur donne mandat  pour prendre toutes décisions  de santé me concernant et
pour faire respecter  la déclaration ci-dessous.
 

Je soussigné Bruno COURCELLE, jouissant de la pleine capacité de mes droits civils, déclare ce qui suit en toute conscience et en toute liberté:

 1. Mes obsèques seront strictement civiles.

 2. Pour ne pas encombrer la surface de la Terre, ni contribuer à la laideur des villes, je demande à être incinéré.

 3. Mes organes utilisables à fin de greffe ou de recherche scientifique auront été prélevés.

 4. Toute prière faite, ou toute messe dite à mon intention serait une insulte à ma mémoire.

 En cas de maladie très grave ou incurable, ou d'accident:

 5. Je refuse toute "assistance" religieuse; toute autre attitude de ma part serait l'effet de la diminution de mes facultés intellectuelles.

 6.Je demande que l'on use de tous  les remèdes  pour calmer  les douleurs, même au
cas où les seuls restant  efficaces risqueraient d'abréger  ma vie.

7. Je demande que l'on s'abstienne de tout acharnement thérapeutique sur ma personne, que l'on me procure l'euthanasie, plutôt que de me rendre à la "vie" dans un état diminué ou de dépendance grave.
 Je suis conscient  de ce que cette exigence peut poser  problème aux médecins et
aux soignants,  mais j'exige qu'on  fasse passer avant tout le respect de MA personne et de MES volontés lucidement exprimées.

Enfin:

8. Si je me suicide, je demande que l'on respecte cette décision et que l'on ne fasse rien pour me "secourir".

 Bruno Courcelle
né le 27 mars 1949

Fait le 27 mars 1994.
Relu et confirmé tous les  27 mars de 1997 à 2002
Relu et amélioré le 22 novembre 2002
Relu et confirmé tous les 27 mars de 2003 à 2011

(une première version de ce testament figure dans l'ouvrage collectif: Les pages noires du christianisme, publié par le Cercle de Résistance à l'Oppression des Agenouillistes, http://www.croa-at.com).

Note (*): Un libre-penseur n'est pas forcément adhérent de la Libre-Pensée et réciproquement.
Mon testament s'inspire d'un texte de l'ADMD: Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité.

 Le code de déontologie précise: "Un malade peut refuser les investigations ou traitements et le médecin doit respecter sa volonté. (art. 36)
En toutes circonstances, le médecin doit s'efforcer de soulager les souffrances de son malade, l'assister moralement et éviter toutes obstinations déraisonnables dans les investigations de la thérapeutique. (art.37)"

 Bibliographie:

 Voir les ouvrages de A. Montjardet, C. Guillon, ADMD cités dans ma bibliographie.

 Malgré les lois de censure sur la "provocation au suicide" on trouve en France:

 Maurice Verzele, La mort en douceur, le suicide et l'euthanasie, 1995, Ed. EPO, Bruxelles, 140 pages. (ISBN 2 - 87262 - 073-7)

 Voir aussi mes réflexions personnelles sur le suicide et une note de lecture du livre de A. Monjardet.

 Annexe: Appel des 132, publié dans France-Soir le 12.1.1999 (et refusé par Le Monde):

 Nous déclarons avoir aidé une persone à mourir ou être prêts à le faire.

 Nous considérons que la liberté de choisir l'heure de sa mort est un droit imprescriptible de la personne inhérent à la Déclaration des Droits de l'Homme.

 A plus forte raison ce droit est-il acquis à un malade incurable ou qui endure des souffrances que lui seul est habilité à juger tolérables ou intolérables.

 Nous estimons légitime, même si c'est illégal, d'aider une personne à accomplir sa volonté de mourir, maintes fois exprimée en pleine conscience et lucidité, par écrit ou par tout autre moyen incontestable.

 C'est un geste de compassion et de solidarité qui ne devrait plus être sanctionné.

 (Je l'approuve totalement)

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Bibliographie personnelle