Bd Mumia

Pour Mumia Abu-Jamal

Fin 2011, un tribunal fédéral déclare inconstitionnelle la condamnation à mort de Mumia. 2012, Mumia reste en prison

Exigeons l'abolition de la peine de mort en signant la pétition en ligne et en faisant une large publicité aux personnes, groupes et sites qui défendent cette cause.

Liberté pour MumiaCampagne pour la libération de Mumia Abou Jamal, le plus ancien prisonnier politique du monde.

Collectif Unitaire National de Soutien à MUMIA ABU-JAMAL

Coalition mondiale pour l'abolition de la peine de mort

Blog Mumia libre

Écrire à Mumia en 2012 :

Mumia Abu-Jamal #AM8335
SCI Mahanoy
301 Morea Road
Frackville, PA 17932

1- déclaration du parlement européen
2- résolution du parlement européen

lettre du gouverneur Ridge à un électeur

Déclaration de Mumia Abu-Jamal
prison de SCI-Greene, le 31 octobre 1998

Une fois de plus, la plus haute Cour de Pennsylvanie nous a montré la meilleure justice que l'argent de l'Ordre Fraternel de la Police peut se payer. Ignorant la juste raison, leur propre précédent et la justice fondamentale, ils m'ont renvoyé à l'étau de la mort. En faisant écho à la logique tordue du juge Albert Sabo, ils reflètent une étonnante fidélité à l'accusation.

S'il est juste d'avoir à faire à un tribunal en partie payé ils le reconnaissent par l'Ordre Fraternel de la Police et si au moins un des juges peut être accusateur public un jour et juge le lendemain, alors la "justice" est un mot vide. En paraphrasant le Juge Sabo, "c'est juste une question d'émotion". Depuis quelques mois, la Cour Suprême a autorisé des exécutions dans des cas où une lecture impartiale des minutes du proc& egrave;s ou des plaidoiries rendait toute certitude honnêtement impossible. Ils ont ignoré toutes les preuves d'innocence, sont passés outre à des exemples clairs d'atteinte à l'impartialité du jury et fait peu de cas du manque de compétence des avocats de la défense. Ce qu'ils ont fait dans mon cas est dans cette droite ligne. C'est une décision politique payée par L'OFP à la veille d'une élection. C'est un cadeau de cette nuit de mauvaises plaisanteries qui précède Halloween que me fait cette Cour qui montre un talent certain pour le macabre. Je regrette que cette Cour n'ait pas rendu une décision qui soit du bon côté de l'histoire. Mais je ne suis pas surpris.

A chaque fois que notre nation s'est trouvée à une croisée de chemins quant aux problèmes de race, elle a choisi la voie du compromis et de la trahison. Le 29 octobre 98, la Cour Suprême de Pennsylvanie a commis un crime collectif : elle s'est moquée des règles, étranglé un procès équitable et violé la justice.

Je demeure innocent même après ce tour de prestidigitation juridique. Un tribunal ne peut rendre coupable un homme innocent. Toute décision fondée sur l'injustice ne peut prétendre à être juste. Le combat pour la vie, la liberté et la justice ne peut que continuer.

lettre de Leonard Peltier

Salutations à tous mes amis, à tous mes sympathisants et à Mumia,

Je sais que ce doit être pour vous une période pénible et frustrante, tout comme les réponses négatives que nous avons reçues pour mon cas l'ont été pour nous. Je sais qu'il est très facile pour moi comme pour d'autres de vous dire de ne pas abandonner la lutte. Je comprends car j'ai moi-même souvent traversé durant ces vingt-trois années des moments de doute où j'ai été tenté de tout laisser tomber convaincu que rien ne parviendrait à ébranler cet empire du Mal. Parfois, cela semble tout simplement être sans espoir. Lorsque je suis dans cet état, ce sont des supporters courageux comme vous autres aujourd'hui qui me rappellent toujours que le défaitisme n'est pas une attitude digne d'un guerrier. Tant que les gens n'auront pas capitulé, nous ne céderons pas. Je souhaite donc vous encourager à rester forts et à continuer la lutte pour Mumia jusqu'à sa victoire.

C'est outrageant de constater que les Cours de Justice persistent à ignorer des preuves manifestes et à jouer avec nos vies à travers leurs stratagèmes juridiques. Cette folie est une insulte flagrante, non seulement pour ceux d'entre nous qui restons injustement incarcérés, mais aussi pour tous ceux d'entre vous qui consacrez vos vies pour notre liberté et qui êtes ignorés par toute la corporation du système judiciaire et des médias.

Je veux encourager les sympathisants à ; intensifier la lutte pour sauver la vie de Mumia. Je sais que vous pouvez arrêter cette exécution car aussi pernicieux un gouvernement soit-il, il ne peut pas anéantir le pouvoir du peuple. Vos efforts et votre soutien sont plus que jamais indispensables. Nous devons maintenant défendre le cas de Mumia sans relâche 24 heures sur 24.

Si nous réussissons en nous unissant à empêcher l'exécution de Mumia, non seulement nous sauverons la vie d'un homme qui s'exprime au nom de ceux dont on n'entend presque jamais les voix et dont on ne connait à peine les existences, mais vous sauverez aussi tous ceux d'entre nous qui restons injustement derrière les barreaux, condamnés au plus profond du désespoir.

Libérez Mumia Abu-Jamal !

Dans l'Esprit de Crazy Horse,

Leonard Peltier
Traduction : Céline/Nitassinan

Parlement européen

En aval du vote largement majoritaire en faveur de la résolution contre la peine de mort en date du jeudi 17 décembre à Strasbourg (texte ici), les députés européens suivants sont intervenus pendant le débat précédant ce vote :

Mme Karamanou (PSE ou Groupe du Parti des Socialistes Européens) ;
Mme Gonzales Alvarez (GUE/NGL ou Groupe de la Gauche Européenne/Gauche Verte Nordique) ;
Mme Schroedter (V ou Groupe des Verts au Parlement Européen) ;
Mme Lenz (PPE ou Groupe du Parti PopulaireEuropéen) ;
Mme Pailler (GUE/NGL) ;
Mr Cushnahan (PPE) ;
Mr Fassa (ELDR ou Groupe du Parti Européen des Libéraux, Démocrates et Réformateurs) ;
MrBertens (ELDR) ;
Mr Dupuis (ARE ou Groupe de l'Alliance RadicaleEuropéenne).

Intervention du 17-12-98 de madame Aline Pailler du GUE/NGL au parlement européen à Strasbourg, en aval du vote de la résolution contre la peine de mort et pour Mumia Abu-Jamal


Monsieur le Président, je porte là un badge et, avec moi, toute l'émotion de la réunion d'hier où j'ai accueilli une délégation des divers courants du mouvement abolitionniste américain, conduite par Angela Davis. Angela a marqué les gens de ma génération qui ont souvent commencé à militer pour exiger sa libération. Elle aussi était condamnée à mort.

Sortie de prison grâce à la mobilisation internationale et une interruption de la peine de mort aux États-Unis pendant quelques années, elle est restée fidèle à ses engagements et continue de lutter pour la défense des opprimés et contre la peine de mort. Les témoignages dont nous avons pris connaissance hier avec les membres de la délégation, l'avocat d'Abu-Jamal, le responsable d'Amnesty International, donnent le frisson. Ils sont sans doute présents ici d'ailleurs. Aux États-Unis la peine de mort revêt, en plus, un caractère raciste et discriminatoire. Plus on est noir et pauvre, plus on risque d'être condamné à mort et exécuté.

Alors que la communauté internationale fête le cinquantenaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, les États-Unis arrivent à leur 500ème exécution depuis 1977, en continuant d'appliquer une méthode barbare et inefficace, un véritable meurtre administratif comme l'a dit Albert Camus en son temps. Plus de 3 500 personnes sont actuellement dans le couloir de la mort.

Journaliste noir condamné à mort en 1982 à la suite d'une machination policière et judiciaire et d'une parodie de procès, Mumia Abu-Jamal est devenu un symbole de la lutte contre la peine de mort. Après le rejet de la demande de révision de son procès par la Cour suprême de Philadelphie, il risque d'être exécuté à tout moment. Toutes les manifestations, toutes les prises de position, toutes les résolutions que nous avons souvent prises ici même, contribuent à empêcher son exécution. Que le Président des États-Unis et le gouvernement de Pennsylvanie le sachent, nous ne nous résignerons pas à l'irrémédiable.

En adoptant la résolution cosignée par notre groupe, nous exprimons, avec force, notre volonté de sauver Mumia Abu-Jamal en empêchant son exécution et d'abolir la peine de mort. Mumia ne doit pas mourir ; son procès doit être révisé. Mais il faut aller plus loin et exiger de nos gouvernements et des autorités européennes, des prises de position et des interventions plus énergiques auprès des États-Unis, dans le cadre des relations économiques transatlantiques.

Je ne pourrai pas conclure, Monsieur le Président, pardonnez-moi mon intervention, sans évoquer le sort de Léonard Peltier que Bobby Castillo, son porte-parole ici présent, a brillamment défendu hier, au cours de notre rencontre. Leader de l'American Indian Movement, il a été condamné à deux peines à perpétuité. Il est actuellement très malade et privé de soins. Nous devons maintenir la pression.

aline pailler

résolution européenne sur l'abolition de la peine de mort

En 2012 nous devons agir pour sortir Mumia de prison et pour abolir les peines de mort individuelle et collective et voir refleurir la planète !

Exigeons l'abolition de la peine de mort en signant la pétition en ligne

Lettre du bourreau de Mumia à un électeur

avec en prime la tronche du "serial killer" de Pennsylvanie (pour gerber visez l'écran à gauche)


Notes du COSIMAPP

Une vingtaine de jours après le rejet par la Cour Suprême de Pennsylvanie de la requête interjetée par Mumia Abu-Jamal pour la révision de son procès, le Gouverneur Thomas Ridge qui peut à tout moment selon les lois en vigueur en Pennsylvanie signer légalement son 2e mandat d'exécution, envoyait le courrier suivant à un électeur de son État :

Lettre du gouverneur de Pennsylvanie à un électeur

Je vous remercie pour votre courrier concernant la peine capitale dans le Commonwealth de Pennsylvanie. J'écoute toujours avec plaisir les points de vue et les inquiétudes de mes électeurs. Les habitants de Pennsylvanie se considèrent outragés, et à bon escient, devant le nombre de crimes violents commis contre les familles et les communautés du Commonwealth. Pour endiguer la marée montante de violence et d'illégalité qui déferle s ur nos rues et nos quartiers, les criminels doivent savoir qu'en Pennsylvanie nous opposons à la criminalité grave des châtiments graves. L'utilisation expéditive de la peine de mort est l'un des moyens dont nous disposons pour faire entendre ce message. Le temps qui s'écoule entre la condamnation des criminels au couloir de la mort et leur exécution effective est bien trop long. Ce délai entre la condamnation et l'exécution procède gén&ea cute;ralement de l'épuisement par les condamnés de leurs appels juridiques. Comme aucune mise à mort n'est mise en oeuvre en Pennsylvanie avant que le Gouverneur n'ait signé l'ordre d'exécution, de nombreux détenus attendent la signature de leur mandat avant d'entreprendre ces appels. Ce qui introduit dans le processus des délais supplémentaires, coûte aux contribuables trop d'argent et prive la famille et les amis de la victime d'une sér& eacute;nité d'esprit. La signature rapide d'un mandat d'exécution accélère tout le processus. Quand j'ai décidé de briguer la position du Chef de l'Exécutif du Commonwealth, j'étais pleinement conscient que la responsabilité de signer les mandats d'exécution me reviendrait en tant que Gouverneur. Il s'agit d'une tâche importante qui n'a pas été déchargée depuis des années ce qui a eu pour ré sultat un engorgement de détenus dans les couloirs de la mort du Commonwealth. J'assume donc l'engagement de m'acquitter de toutes les tâches du Chef de l'Exécutif, y compris la signature des mandats d'exécution. Pour mieux montrer l'intransigeance de cet engagement, l'Acte Quatre de la Session Spéciale sur la Criminalité a maintenant force de loi. Celle-ci charge le Gouverneur de la responsabilité de mettre en oeuvre un mandat d'exécution 90 jours apr& egrave;s que la sentence soit prononcée par la Cour Suprême de l'État. Elle stipule en outre que l'exécution doit avoir lieu 30 jours après la signature du mandat. Si le Gouverneur devait faillir à signer dans les délais, le Directeur Central des Prisons est tenu de fixer une date d'exécution sans signature d'un mandat. L'application des Statuts du Commonwealth sur la peine de mort n'est pas un aspect de ma fonction de Gouverneur qui me réjouisse mais il est de mon devoir de veiller à la mise en application et au respect de la loi. Nous devons faire comprendre aux criminels que la peine de mort est une réalité en Pennsylvanie, une réalité qui s'imposera à un rythme beaucoup plus rapide que par le passé.

Signé : Thomas Ridge

Traduction : COSIMAPP

Notes du COSIMAPP : ce texte est aussi clair par ce qu'il dit que par ce qu'il ne dit pas

1. Le Gouverneur Ridge offre en récompense de sa récente réélection la promesse d'une accélération des mises à mort en général, de l'exécution de Mumia en particulier.

2. Cependant les nouvelles ambitions présidentielles de Ridge (rendues publiques au lendemain de sa réélection et de l'attribution à la ville de Philadelphie de l'organisation de la Convention Républicaine de l'an 2000) peuvent lui causer quelque souci quant à la "respectabilité" de son image d'où l'évocation du Directeur Central des Prisons qui a, depuis 1996, tout pouvoir de fixer la date de la mise à mort en cas de "care nce" du Chef de l'Exécutif_ Ce que Ridge ne précise pas c'est qu'il s'agit de la loi "McGeehan" du nom de son initiateur connu pour ses positions ultra-racistes et ses liens avec l'Ordre Fraternel de la Police dont on sait depuis le 29 octobre que 5 Juges sur 7 à la Cour Suprême de Pennsylvanie sont également proches.

3. Ridge omet de signaler qu'ayant fait intercepter le courrier confidentiel entre Mumia et ses avocats en 1995, il a hâtivement signé le premier mandat afin de devancer l'appel que l'avocat était sur le point d'interjeter. Une Cour fédérale a rendu un jugement civil reconnaissant que Mumia en avait subi un préjudice très grave !

4. Noter que quand Ridge s'en prend à la criminalité grave il ne mentionne pas les brutalités policières exercées quotidiennement dans sa ville, brutalités systématiquement couvertes et dénoncées par le reporter radio qu'était Mumia. Il passe également sous silence le racisme qui anime ces brutalités ainsi que le scandale de la corruption policière qui défrayait la chronique à l'époque des faits q ui ont conduit à l'inculpation de Mumia, scandale tellement flagrant que le FBI avait été obligé d'ouvrir une enquête dont les conclusions n'ont jamais été rendues publiques. 5. Noter enfin le vocabulaire quasi technique de ce courrier où il n'est pas question d'hommes ou de leurs droits mais d'"engorgement du couloir de la mort", de "processus à accélérer", de "coût", de "réalit&eacut e; à imposer". Ce qui n'est pas sans rappeler le niveau de discours tenu à la conférence de Wannsee en janvier 1942.


Résolutions sur l'abolition de la peine de mort

Le Parlement européen

A. Rappelant en particulier sa résolution du 18 juin 1998 sur la question de la peine de mort et l'établissement d'un moratoire universel sur les exécutions capitales (1) et regrettant que le Conseil n'y ait pas donné suite,

B. Considérant que de nombreux pays persistent dans l'application de la peine de mort, faisant fi bien souvent du droit des accusés à un jugement équitable,

C. Consterné par le nombre des exécutions qui ont lieu chaque année dans des pays comme la Chine, l'Iran, l'Arabie Saoudite et les États-Unis, concernant certains cas spécifiques

D. Constatant avec un profond regret que, malgré les réactions internationales contre les exécutions, les États-Unis continuent à appliquer la peine de mort,

E. considérant que Mumia Abu-Jamal a été condamné à mort en décembre 1982 à l'issue d'un procès inéquitable, que sa demande de révision du procès a été rejetée le 30 octobre dernier par la Cour suprême de Pennsylvanie et qu'un appel à la Cour suprême reste la seule voie qui lui soit encore ouverte,

F. considérant que ce rejet signifie que le gouverneur de Pennsylvanie peut à tout moment signer un nouveau mandat d'exécution assorti d'une date,

G. Considérant le cas de Joaquim José Martinez, citoyen espagnol condamné à mort et détenu dans la prison de Starke (Floride, Texas), dont l'avocat a présenté un recours en appel devant la Cour suprême de Floride,

H. Considérant que Sarah Jane Dematera, une Philippine de 24 ans, a été condamnée à mort en février 1996 par un tribunal d'Arabie Saoudite et soulignant qu'elle n'a eu que très peu de possibilités de prouver son innocence dans la mesure où elle ne pouvait bénéficier d'une aide juridique et n'avait pas d'autres moyens d'exercer effectivement son droit de défense :

I. Vivement préoccupé par les peines de mort prononcées au Turkménistan contre Shaliko Maisuradze, Gulshirin Shykhyeva et sa soeur Tylla Garadzhayeva ;

(1) JO C 210 du 6. 7. 1998, p. 207.

Source : COSIMAPP

Droits de l'homme : moratoire sur la peine de mort

B5-0272, 0274, 0282, 0283, 0284, 0287, 0297 et 0306/1999

Résolution du Parlement européen sur l'établissement d'un moratoire universel sur les exécutions capitales et notamment sur les cas de Joaquín José Martinez, Mumia Abu-Jamal et Larry Robinson Le Parlement européen, - vu ses précédentes résolutions sur la peine de mort - vu le mémorandum adressé par l'Union européenne à la 54 e Assemblée générale des Nations unies :

A. considérant que la peine capitale persiste dans de nombreux pays ;

B. réaffirmant que l'abolition de la peine de mort est une étape fondamentale pour promouvoir la dignité humaine et favoriser le développement progressif et le respect des droits de l'homme ;

C. vivement préoccupé par la menace d'exécution qui pèse sur des milliers de personnes dans le monde mais encouragé par le fait que le nombre des pays abolitionnistes croît régulièrement ;

D. réitérant son appréciation positive à l'égard de l'initiative prise par le Conseil au nom de l'UE, lors de la 54 e Assemblée générale des Nations unies, concernant le moratoire sur la peine capitale ;

E. alarmé par la condamnation à mort du citoyen européen Joaquín José Martinez (de nationalité espagnole) par un tribunal de Floride (États-Unis d'Amérique), prononcée en 1997, et vu la décision que doit prendre la Cour suprême de Floride sur le recours en appel présenté par la défense de M. Joaquín José Martinez, face aux nombreuses irrégularités de procédure qui, selon elle, se sont produites pendant le procès ;

F. considérant que le journaliste Mumia Abu-Jamal a été condamné à mort en décembre 1982, qu'une révision du procès a été jusqu'à maintenant refusée et que l'exécution prévue le 2 décembre a été reportée ;

G. considérant le cas de M. Larry Robinson, dont l'exécution aux États-Unis a été différée en raison de doutes quant à sa santé mentale ;

H. inquiet de la fréquence avec laquelle sont exécutés aux États-Unis des citoyens dont l'innocence est ultérieurement démontrée ;

1. regrette profondément que les conditions nécessaires n'aient pas été réunies lors des négociations à l'Assemblée générale des Nations unies sur l'adoption d'un texte de résolution relative au moratoire sur la peine capitale ;

2. exprime sa déception que la Présidence finlandaise du Conseil se soit vue contrainte de demander le renvoi des tractations sur la résolution demandant l'institution d'un moratoire sur les exécutions en vue de leur abolition totale ;

3. demande instamment à tous les États membres et à la Présidence du Conseil de mobiliser tous les moyens afin d'arriver au vote d'un moratoire sur la peine capitale lors de la session en cours, tout en soulignant que l'acquis d'un tel objectif au sein des Nations unies représenterait un progrès appréciable dans la perspective de l'abolition de la peine de mort ;

4. invite les institutions de l'Union européenne à exercer des pressions sur les Etats-Unis afin qu'ils ne procèdent pas aux exécutions ;

5. demande que M. Joaquín José Martinez soit à nouveau jugé avec les garanties d'un procès équitable et que son exécution soit définitivement suspendue ;

6. invite la Cour fédérale de Pennsylvanie à commuer la peine de mort prononcée contre M. Mumia Abu-Jamal et demande à sa délégation parlementaire pour les relations avec les États-Unis de soulever le cas lors de sa prochaine rencontre avec les parlementaires américains ;

7. invite les membres du Texas Board of Pardons and Paroles (commission chargée des grâces et libérations conditionnelles) et le gouverneur du Texas, M. George Bush Jr., à faire preuve de clémence à l'égard de M. Larry Robinson et à commuer sa peine ;

8. adresse un appel à la Cour suprême des États-Unis pour qu'elle se mette en conformité avec ses obligations en vertu du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et qu'elle abolisse la peine de mort pour les crimes commis par des mineurs d'âge ;

9. demande au Conseil d'examiner, lors des négociations sur les accords avec les pays tiers, la possibilité d'inclure l'abolition de la peine de mort dans la clause sur les droits de l'homme ;

10. charge sa présidente de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, au Président de la Commission des droits de l'homme de l'ONU, aux parlements et aux gouvernements des États-Unis d'Amérique, au gouverneur de l'État de Pennsylvanie, à la Cour fédérale de Pennsylvanie, au Texas Board of Pardons and Paroles et à la Cour suprême de Floride.