Pourquoi couper

La religion est le parti de la torture

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Victoire des intégristes en Égypte

1997. Le clitoris des petites filles va de nouveau pouvoir être légalement tranchés et leurs grandes lèvres cousues et soudées afin que le péché de chair leur soit dans l'avenir vraiment douloureux et, pourquoi pas, parfois mortel. Par contre rien de semblable n'est proposé pour les promoteurs de la morale bouchère lesquels ne sont pas exempts de pouvoir fauter. Les autres sectes ne se privent pas d'édicter des lois castratrices et la catholique s'en est fait une spécialité dont les commandos anti-avortement ne sont qu'un symptome.

Il y quelques siècles, Rabelais s'était penché sur le problème de la longueur du zizi des curés, objet d'autant plus suspect que leurs propriétaires ont juré de ne jamais s'en servir.

Mais il faudra attendre 1906 pour que Louis Boussenard propose une solution acceptable. Nous sommes en pleine période anti-cléricale ou ont éclaté de nombreuses affaires de moeurs. C'est en patois beauceron.












De bonnes raisons apparaissent dès le début du XVe siècle

Et le monde demandait pourquoi est-ce que ces fratres avaient la couille si longue. Ledit Panurge soulut très bien le problème, disant : "Ce qui fait les oreilles des ânes si grandes, c'est parce que leurs mères ne leur mettaient point de béguin en la tête : comme dit De Alliaco en ses Suppositions. À pareille raison, ce qui fait la couille des pauvres béats pères si longue, c'est qu'ils ne portent point de chausses foncées, & leur pauvre membre s'étend en liberté à bride avalée, & leur va ainsi triballant sur les genoux, comme font les patenôtres aux femmes. Mais la cause pourquoi ils l'avaient si gros à l'équipollent, c'est qu'en ce triballement les humeurs du corps descendent au-dit membre : car, selon les légistes, agitation & motion continuelle est cause d'attraction.

François Rabelais, Pantagruel, chapitre XVI

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Coupons les Roubignolles Obsolètes des Abbés

Pisse qu'il est prouvé depuis dé centaines d'années que les chapons léssont en puix les poules, que lés beûs vivont tranquyes auprès des jeunisses, et que lé chevot hongres sont comme frèses et seures anvèque les j'uments ; pisse que d'un aute couté, il est arconnu que lé turcs y confiont sans risque et sans escandale la garde de leus femmes à des messieures qu'avont acquis lé vartus tranquyes dé chapons, dé boeûs et dé chevots hongres(1), je propose un projet de loi que je prie très ampressément Messieures Vazeille, Cochery, Rabier, Delaunay et Roy de dèposé en mon nom devnnt la Chamber dé députés. La v'là, c'te loi - esseposé dé motiffes - Considérant que depuis lé temps lé p'us arculés de la chrètienneté, lé papes, aseulfin d'avoir dans leu chapelle sixtine dé z'hommes possèdant dé voix ademirabes de femmes, avont fait subire à cé z'hommes l'opérassion du cocâtre(2). Considérant que lé papes, ainfaillibes, avont pratiqué, encouragé, propagé c't'opération-là et que par consèquence, al est point rédibitouère à leu conscience pontificalle. Considérant z'enfin que lé fonxions églisiastiques al pourront ête èxarcées avec autant de valeur au vis en face du ciel, et p'us de sécurité à l'égard du public, surtout lé femmes et lé filles. Pour ces motiffes :

Article unique : tout aspirant aux fonxions èglisiastiques dèvra subire nettement et à fond l'opérotion du cocâtre, et passé l'examen d'incapacité masculine devant un conseil de révision civil, militaire, catholique et obligatoire. Il ne pourra recevoir la prêtrise que sus présentassion d'un cartificat conspattant qu'il est bien dans l'état prescrit par la loi. À moins toutefois qu'y ne consentisse à prendre eine femme pour son proper conte et contraque mariage avant l'ordinassion. Un point, c'est tout.

Louis Boussenard

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  • (1) " hongre ", cheval châtré, cet usage étant venu de Hongrie
  • (2) La castration.
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